La suppression des écrans vidéos publicitaires

La troisième mesure mettra fin à terme à l’installation d’écrans vidéo publicitaires, ces panneaux numériques de plus en plus nombreux dans les rues, les vitrines des commerces et les gares. Leur nombre a augmenté de 40% entre 2017 et 2019.

Ces écrans ne sont pas appréciés des citoyens (comme le montre par exemple la consultation citoyenne du collectif Plein la vue à Lyon) et ils présentent de nombreux effets nocifs pour l’environnement, la santé et le cadre de vie. Ils consomment de l’énergie (2000 kWh/an soit l’équivalent de la consommation moyenne d’un ménage français pour l’éclairage et l’électroménager, sans le chauffage), alors que la sobriété énergétique est aujourd’hui indispensable pour faire face au défi écologique.

Sur l’ensemble de leur cycle de vie (10 ans), ils émettent 2 000 kg en équivalent CO2 soit l’équivalent d’un vol aller pour San Francisco. Il s’agit de CO2 émis pour un usage dont il est possible de se passer, alors que l’urgence climatique est grandissante, et que nous devons diminuer nos émissions en France de 5 à 7% par an. Ces panneaux contribuent aussi à la surexposition aux écrans qui engendre fatigue et surcharge cognitive, et est particulièrement nocive pour les enfants, chez qui le lien avec les troubles de l’attention et du langage est démontré.

A l’occasion d’une table ronde organisée à l’Assemblée nationale le 22 septembre 2020, Mehdi Khamassi (chercheur au CNRS en robotique et neurosciences) a eu l’occasion de rappeler l’impact sanitaire et psycho-social de ces écrans sur les individus (lire la note de synthèse).

Le déploiement des écrans vidéo publicitaires est récent : nous sommes au bon moment pour décider de nous en passer !

%d blogueurs aiment cette page :